15.03.2009
Spécificités idiomatiques
« En vain vous croyez posséder à fond un idiome étranger. » (Chateaubriand)
Un mot peut en cacher un autre. S’il existe une polysémie des mots, il se trouve qu’un objet, un événement, une action… peuvent être désignés par différents termes selon que l’on soit d’un côté ou de l’autre de l’atlantique, selon que l’on parle français, suisse, belge ou québécois - et non canadien :-)
Fromage français et fromage suisse, chocolat belge et chocolat suisse. Source de richesse et source de plaisir pour le «palais gustatif » et le «palais linguistique ». Mots variés ou maux de têtes ! Jonglons avec les mots de la francophonie : Fin de semaine ou week end, faire du lèche-vitrine ou magasiner, une carte-vue ou une carte postale, faire du pouce ou faire du stop, chewing-gum ou gomme à mâcher, le feu rouge ou les lumières… les francophones parviennent encore à se comprendre. Mais que l’on sort un peu des chemins battus afin d’utiliser un vocabulaire inhabituel et la confusion et l’incompréhension deviennent importantes : «Quand il roille, il faut schader pour se mettre à la chotte. Mais attention aux gouilles pour ne pas s’encoubler ». On peut laisser libre cours à son imagination, un peu comme Colette enfant, perchée sur son mur, essayant de deviner le sens du mot presbytère. La Tour de Babel est plutôt imprégnée de rêverie et de délicatesses linguistiques.
16:13 Publié dans Francopholie | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : francophonie
12.03.2009
Une mascotte conteuse
Je suis la mascotte des VIème jeux de la francophonie. J’aime raconter et lire des albums et des contes pour les petits et les grands. Je suis également poète à mes heures perdues. Jugez par vous-même :
« Plutôt écrire que discourir,
C’est la devise d’une mascotte. »
Plutôt chouette comme poème, n’est-ce pas ? Ce sont mes vers les plus célèbres, tirés de la réalité de la vie quotidienne. J’espère que les organisateurs vont les adopter comme devise des VIe Jeux de la francophonie.
Je suis très contente parce que les Jeux de la francophonie ne sont pas exclusivement consacrés aux compétitions sportives. Il y a également sept concours culturels. Sept comme les jours de la semaine, les sept nains ou comme les muses de l’antiquité. Pour ne pas me perdre, je vais les énumérer sur mes doigts : la chanson, la danse, la sculpture, la peinture, la photographie, le conte et la littérature. Ma préférence va évidemment aux contes. J’espère qu’il y aura de bons conteurs parce que les contes c’est ce que je préfère le plus. Peut-être y aura-t-il des contes traditionnels de tous les pays francophones, pays du sud ainsi que pays du nord. Il serait intéressant d’organiser un concours autour des contes durant lequel les conteurs seraient invités à mélanger tous les contes avec leurs spécificités nationales afin de créer un nouveau conte. Faire peau neuve avec de l’ancienne en quelque sorte. Pas un remodelage général – remarquez que j’ai évité de justesse l’utilisation d’un anglicisme : le lifting - juste quelques petites retouches par ci par là. Et un nouveau conte est né. Bon, arrêtons le bavardage, parce que je commence à rêver en couleurs, comme disent les Québécois. Les Français, quant à eux, diront que je construis des châteaux en Espagne.
22:50 Publié dans Jeux de la Francophonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : francophonie, activite culturelle, conte
10.03.2009
Réflexions « mouillées »
Plus je regarde les compétitions sportives, plus je suis convaincue, moi la mascotte des Jeux de la francophonie, de la nécessité d’en ajouter encore une.
Personnellement, si on me demande mon avis, j’ajouterai la natation. Ce n’est pas seulement parce que j’aime bien nager et que l’eau donne un éclat agréable à mes plumes de phénix et les rend bien luisant. Mais en plus, je considère la natation comme un sport de survie. Dans un monde comme le nôtre, qui chavire dangereusement et qui risque de se noyer à chaque instant entre tsunami et récession, il vaut mieux savoir bien nager pour sauver sa peau. En tout état de cas, je fais ce rêve étrange l’autre nuit : j’ai pris l’avion pour me rendre aux Jeux de la francophonie et l’avion est tombé dans la mer. A peine remise de cet horrible accident, j’ai décidé de regagner le Liban à la nage pour pouvoir participer aux Jeux. J’ai nagé, nagé, nagé… jusqu’au moment où j’ai réalisé que cela ne pourrait pas m’arriver puisque je suis déjà au Liban et je vais me rendre nulle part. Sûrement, je me suis trompée de rêve. Alors, qu’en pensez-vous ? Est-ce le stress à l’approche des VIe jeux de la francophonie qui me perturbe ?
22:05 Publié dans Jeux de la Francophonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeux de la francophonie, natation
08.03.2009
Compétitions sportives et néologisme
Je ne sais si vous possédez comme moi le sens de l’observation mais les compétitions sportives sont dominées par le ballon avec des noms anglais. Enumérons les ensemble : football junior, basket-ball féminin, tennis de table, et une nouvelle animation, le beach volley-ball. Il reste trois compétitions différentes : athlétisme, judo et boxe. Cela fait mal à mes oreilles sensibles de mascotte, moi, la mascotte des Jeux de la francophonie. Je pardonne cette négligence aux Français qui ont baissé les bras depuis longtemps face à l’américanisation universelle. J’adresse donc mes reproches aux Québécois qui n’ont pas pu inventer des néologismes afin de franciser les mots anglais comme ils ont l’habitude de faire avec les mots techniques. Eux si sensible dans leur îlot francophone à l’utilisation des termes anglais comme ils n’ont pas pu remplacer les noms des sports par des termes plus appropriés en français. Est-ce l’usage mondial de ces mots qui en a imposé leur utilisation ? Déjà, le « tennis de table » remplace le «ping pong ». Le terme n’a pas eu un succès fou mais bon, il s’impose petit à petit dans les milieux francophones. Réfléchissons un peu ensemble pour créer un néologisme et trouver un mot qui remplacera « football », « basket-ball », « volley-ball »... Peut-être pourrions-nous lancer une campagne dans les pays francophones afin d’inviter les gens à créer des néologismes et de les adopter par la suite dans leur vocabulaire de tous les jours !
20:52 Publié dans Jeux de la Francophonie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : jeux de la francophonie, sport, neologisme
06.03.2009
Historique des Jeux de la Francophonie
Moi, la mascotte des VIe Jeux de la francophonie, le phénix Cedrus, je me pose des questions concernant l’origine des jeux dont je suis l’emblème. Est-ce qu’ils remontent à l’Antiquité comme leurs cousins les Jeux Olympiques ou les J.O. pour les intimes ? Ou sont-ils une activité plus récente ? Consultons un peu notre boule de cristal afin de découvrir la vérité, toute la vérité et rien que la vérité les concernant.
Comme les J.O., les Jeux de la francophonie se déroulent selon un cycle de quatre ans et réunissent des sportifs et des artistes des états francophones. Ils sont encore très jeunes, mais ils sont très prometteurs. Depuis leur naissance, il y a vingt ans, les jeux continuent à intéresser les francophones du monde entier grâce aux compétitions sportives et concours culturels. Cinq pays ont eu l’honneur de les accueillir : le Maroc (Rabat et Casablanca), la France (Paris), Madagascar (Antananarivo), le Canada (Ottawa-Hull) et le Niger (Niamy). Si vous avez de bonnes connaissances géographiques et vous possédez le sens de l’observation (sinon, consultez un planisphère), vous aurez remarqué que les Jeux sont organisés alternativement dans les pays du Nord et les pays du Sud. Les premiers jeux de la francophonie ont eu lieu pour la première fois en…attendez un peu, ne me harcelez pas trop, je compte sur mes doigts. Enfin, j’ai trouvé : c’était en 1989. Vérifiez après moi s’il vous plaît, les dates me causent toujours des ennuis. Mais je pense que le compte est bon pour une fois. De toute façon, si vous trouvez une erreur concernant la date, ne faites pas tout un drame, allez plutôt à la source et consulter le site officiel des Jeux de la francophonie. De toute façon, les Jeux ont été lancés au Québec en 1987, lors de la 2ème Conférence des Chefs d’États et de Gouvernements francophones. Paroles de mascotte !
19:40 Publié dans Jeux de la Francophonie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jeux de la francophonie



